Faut-il confier à des statisticiens des responsabilités en matière électorale ?

Alain Godinot

Résumé


On croit souvent que les opérations électorales, et notamment le décompte des voix obtenues par les candidats, sont une affaire simple. Pourtant, les exemples de difficultés de toute nature ne manquent pas : qu’on se rappelle l’élection de George W. Bush en 2000, la désignation de la première secrétaire du parti socialiste en 2008 ou celle du président de l’Union pour un mouvement populaire l’automne dernier. Les Etats démocratiques sont très attentifs à l’organisation des élections politiques et adoptent des solutions variées. En France comme en Allemagne, les statisticiens se voient confier un rôle dans le processus de ces élections. En France, l’Insee est chargé d’assurer une bonne gestion des listes électorales ; en Allemagne, c’est la supervision de l’organisation des élections qui est confiée, intuitu personae, au président de l’institut de statistique. La compétence technique et/ou la tradition d’indépendance par rapport au politique sont à l’origine de ces missions, lesquelles ne sont pas sans risques pour la réputation de la statistique. Dans beaucoup de pays, les statisticiens publics se tiennent à l’écart des élections politiques. Cependant, lorsque la tradition l’a installée, leur participation est une forme de reconnaissance des vertus de la statistique.

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